Pêche et aquaculture : les tendances du marché au printemps 2026

Publiée par FranceAgriMer en juin 2026, la Note de Conjoncture Mensuelle analyse l’évolution économique et commerciale des produits de la pêche et de l’aquaculture. En croisant les données de production en criée de mai 2026 avec les flux du commerce extérieur et la consommation des ménages d’avril 2026 , ce rapport met en évidence les dynamiques saisonnières, l’impact des variations de quotas et les arbitrages des consommateurs face à l’inflation et aux fêtes pascales.

Poissons :

La hausse saisonnière des petits pélagiques (+62 % sur un mois) masque une hausse du prix du maquereau (+24 % sur un an) due aux quotas. Les poissons fins reculent en volume (-6 %) et en prix (-15 %). À l’achat, le poisson frais progresse (saumon +9 % sur un mois), et le lieu noir dépasse le cabillaud.

Coquillages :

La fin de saison de la Saint-Jacques fait chuter les apports globaux (-56 % sur un mois), malgré un bilan annuel positif (+6 %) soutenu par les exports vers la Chine (+240 %). Les ventes d’amande de mer bondissent (+204 %), tandis que les promotions de Pâques boostent la consommation d’huîtres (+78 %).

Céphalopodes :

Les apports augmentent (+8 % sur un mois), portés par l’essor du poulpe en Manche (+135 % sur un an). Les exportations de seiche restent dynamiques (+32 %) et les ventes de calmar frais s’envolent à domicile (+43 %) grâce à des prix en baisse.

Ressource en eau : Comment s’adapter aux tensions ?

La pression sur la ressource en eau s’intensifie sur le territoire. Face aux épisodes de sécheresse, les acteurs locaux doivent anticiper les tensions et adapter leurs usages.

AQUIMER a participé à la Commission Eau organisée par le SPPPI le 1er juillet 2026, à la Communauté d’agglomération du Boulonnais.

Cette rencontre a permis de faire le point sur la situation et les solutions envisagées. Gestion de la sécheresse, adaptation des usages, réutilisation des eaux : retrouvez les principaux éléments à retenir dans notre synthèse.

Vers de nouvelles obligations énergétiques : comprendre et préparer les échéances réglementaires

Depuis octobre 2025, la loi DDADUE fait évoluer la réglementation sur la consommation énergétique des entreprises. Transposant la directive européenne EED 2023/1791, ce texte modifie les critères d’assujettissement : ce ne sont plus l’effectif ou le chiffre d’affaires qui priment, mais le volume de consommation d’énergie finale réelle. Cette évolution invite à anticiper dès maintenant les échéances d’octobre 2026 pour transformer ces exigences légales en levier de performance économique et de décarbonation.

Le non-respect de ces obligations expose les entreprises à des sanctions financières allant de 2 % à 4 % du chiffre d’affaires annuel HT en cas de récidive. Pour les sites soumis aux quotas carbone (EU ETS), le défaut de conformité peut également entraîner une réduction de 20 % de l’allocation de quotas gratuits.

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Changement climatique, pourquoi anticiper est devenu un enjeu stratégique pour les entreprises ?

Les conséquences du changement climatique se font de plus en plus ressentir sur les activités économiques. Pour les entreprises de la filière des produits aquatiques, anticiper ces risques est devenu un véritable levier de performance et de pérennité. Une nouvelle note de veille stratégique revient sur les principaux enjeux, les solutions à mettre en place et les accompagnements existants.

Canicules, inondations, tensions sur la ressource en eau ou encore perturbations des chaînes d’approvisionnement : les événements climatiques peuvent avoir des conséquences directes sur l’activité des entreprises. Identifier ses vulnérabilités permet d’anticiper ces risques, de sécuriser ses infrastructures et de préserver la continuité de son activité.

La note met également en avant les différentes étapes pour construire une stratégie d’adaptation, depuis l’analyse des risques jusqu’à la mise en œuvre d’un plan d’actions adapté aux réalités de chaque entreprise. Elle présente enfin les dispositifs d’accompagnement mobilisables, notamment le Diag Adaptation proposé par Bpifrance et l’ADEME, permettant aux PME de bénéficier d’un diagnostic et d’un accompagnement pour renforcer leur résilience.

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Comment relancer durablement l’aquaculture en Guyane française ?

Cette note met en lumière les principaux leviers pour relancer l’aquaculture en Guyane française et renforcer l’économie bleue européenne. Retrouvez une synthèse des enjeux réglementaires, des besoins en compétences, des freins au développement et des recommandations pour construire une filière aquacole durable, innovante et compétitive.

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Face à la crise de la ressource, découvrez les 3 espèces alternatives prêtes pour vos lignes de production.

Avec des quotas de pêche en baisse historique de 48 % en 2026, les saleurs-saurisseurs français font face à une flambée des prix sans précédent. Pour sécuriser votre avenir industriel, trois étudiants-ingénieurs de l’EIL Côte d’Opale, en partenariat avec AQUIMER et le syndicat professionnel, ont passé au crible 25 espèces de poissons. Leur mission ? Identifier les futurs piliers de votre gamme de fumés.

L’étude a croisé faisabilité technique, acceptabilité par les consommateurs et viabilité économique pour retenir trois solutions majeures:

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Décryptage des nouvelles habitudes, attentes et tendances qui façonnent la consommation des Français.

Dans cette note, découvrez quelques chiffres clés et tendances de consommation des produits aquatiques en 2025 : évolution des habitudes d’achat, essor des produits pratiques, nouvelles attentes des consommateurs et dynamiques observées sur le marché français. En 2025, les produits aquatiques restent largement consommés par les Français, avec 92 % de consommateurs et une reprise du marché en GMS portée par les produits pratiques et prêts à consommer. Les habitudes évoluent toutefois rapidement : les consommateurs recherchent davantage de praticité, de simplicité et de valeur perçue, tandis que le poisson frais perd progressivement du terrain. Certaines catégories se démarquent fortement, comme la truite fumée, qui connaît une forte croissance au détriment du saumon fumé.

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Produits de la mer : Quelle dépendance de l’UE aux importations ?

Cette étude analyse l’impact des importations de produits de la mer sur la capacité de l’Union européenne à répondre à la demande intérieure, et donc sur son niveau d’autosuffisance et sa sécurité alimentaire.

Elle met en perspective les écarts entre l’UE et les pays tiers en matière de coûts de production, de compétitivité et d’innovation. À partir de ces constats, plusieurs pistes stratégiques sont proposées pour renforcer la résilience du secteur, en cohérence avec le Pacte vert pour l’Europe et la stratégie « De la ferme à la table ».

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RSE : Les étapes pour commencer

On entend de plus en plus parler de RSE, entre enjeux environnementaux, sociaux et éthiques… mais concrètement, par où commencer ? Aujourd’hui, s’engager dans une démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) n’est plus une option : c’est un véritable levier pour allier performance durable et création de valeur.

La présente note de synthèse propose un cadre simple pour accompagner les premières étapes de mise en œuvre d’une démarche RSE, en identifiant les actions clés et les priorités à engager.

Aussi, Aquimer dispose des compétences nécessaires pour vous accompagner dans cette démarche ; n’hésitez pas à faire appel à Mélodie Lesage, référente sur ces sujets !

Étude sur l’utilisation de protéines d’herbe (luzerne) dans l’alimentation des saumons atlantiques.

Des protéines d’herbe pour nourrir les saumons ?
Pour réduire sa dépendance au soja et trouver des alternatives locales et durables, la filière aquaculture explore de nouvelles pistes.

L’Université norvégienne des sciences de la vie (NMBU) et le fabricant Aller Aqua testent l’incorporation de protéines de luzerne dans les régimes des saumons d’élevage. Les premiers essais en laboratoire ont montré que la croissance des poissons n’était pas affectée, et que 5 % de protéines de luzerne amélioraient même certains indicateurs de bien-être. Les protéines d’herbe influencent également la couleur des filets. Ces résultats prometteurs ouvrent la voie à l’utilisation de luzerne comme alternative durable au soja, et les recherches vont se poursuivre avec des essais en cages marines.

Pour en savoir plus :

 

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