Le secteur peine à retrouver sa dynamique d’avant Covid malgré un rebond récent.
L’industrie agroalimentaire française, secteur clé de l’économie nationale, reste marquée par les conséquences des crises successives. D’après la Banque de France, sa valeur ajoutée demeure inférieure à la trajectoire observée avant la pandémie, révélant une reprise encore fragile. Représentant 16 % de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière, les industries agroalimentaires affichent fin 2025 un retard de 15 % par rapport à la tendance pré-Covid, contre 8 % pour l’ensemble du secteur manufacturier.
Après le recul de la consommation en 2022 et 2023 lié à la hausse des prix alimentaires, un redressement a été observé en 2024. Toutefois, cette amélioration reste insuffisante pour retrouver le niveau d’activité d’avant-crise. Les impacts se ressentent également dans les filières dépendantes de l’agroalimentaire, notamment la plasturgie, la métallurgie, le bois et le papier, fortement liés aux besoins en emballages.
Au-delà de l’activité économique, le secteur doit faire face à des difficultés de recrutement importantes. Une entreprise agroalimentaire sur deux rencontre des problèmes pour embaucher, un niveau supérieur à celui observé dans le reste de l’industrie manufacturière. Entre pression sur les coûts, évolution des modes de consommation et enjeux de main-d’œuvre, l’agroalimentaire doit poursuivre sa transformation pour renforcer sa compétitivité et sa résilience.
Produits aquatiques : les nouvelles tendances de consommation en France en 2026
Les produits aquatiques conservent une place de choix dans le cœur et l’assiette des Français, avec 92 % de la population qui déclare en consommer. Représentant la troisième source de protéines du pays, ce marché a généré un chiffre d’affaires global de 7,98 milliards d’euros en 2025. Pourtant, derrière ces chiffres stables, les comportements d’achat connaissent une profonde mutation. Sous l’effet d’un contexte économique instable, le consommateur privilégie désormais le prix, la proximité et, par-dessus tout, la praticité au détriment des habitudes plus traditionnelles.
Cette quête de simplicité bouleverse l’équilibre des différents rayons et profite massivement aux formats prêts à l’emploi. Le rayon traiteur de la mer se porte ainsi particulièrement bien, porté par le succès des plats cuisinés, du surimi et des salades de la mer qui séduisent de nouveaux acheteurs. De même, les produits hautement pratiques tels que les sushis, sashimis et makis affichent une croissance spectaculaire de +18 % en volume.
À l’inverse, le poisson frais brut vendu au rayon traditionnel subit une baisse de terrain importante (-10 % en volume). Moins planifié et devenu un achat d’opportunité, le poisson frais souffre des arbitrages financiers, à l’image du cabillaud qui subit une hausse de prix significative (+2,56 €/kg) et perd une part importante de ses foyers acheteurs au profit du saumon. Pour s’adapter à cette tendance de fond, l’industrie mise aujourd’hui sur l’innovation par l’usage : l’enjeu des entreprises n’est plus seulement de proposer un produit de qualité, mais de concevoir des packagings séduisants, des portions nomades et des solutions repas rapides capables de s’intégrer sans effort dans le quotidien des consommateurs.
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Face à la crise de la ressource, découvrez les 3 espèces alternatives prêtes pour vos lignes de production.
Avec des quotas de pêche en baisse historique de 48 % en 2026, les saleurs-saurisseurs français font face à une flambée des prix sans précédent. Pour sécuriser votre avenir industriel, trois étudiants-ingénieurs de l’EIL Côte d’Opale, en partenariat avec AQUIMER et le syndicat professionnel, ont passé au crible 25 espèces de poissons. Leur mission ? Identifier les futurs piliers de votre gamme de fumés.
L’étude a croisé faisabilité technique, acceptabilité par les consommateurs et viabilité économique pour retenir trois solutions majeures:
- Le maquereau espagnol / japonais : Le plus proche de vos habitudes de process pour une transition industrielle immédiate et sans friction.
- La thonine commune : Le compromis idéal. Un poisson durable, au coût accessible, qui réagit parfaitement au salage-fumage.
- Le listao (bonite) : La force de la compétitivité et du volume, offrant une alternative économique très solide.
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Décryptage des nouvelles habitudes, attentes et tendances qui façonnent la consommation des Français.
Dans cette note, découvrez quelques chiffres clés et tendances de consommation des produits aquatiques en 2025 : évolution des habitudes d’achat, essor des produits pratiques, nouvelles attentes des consommateurs et dynamiques observées sur le marché français. En 2025, les produits aquatiques restent largement consommés par les Français, avec 92 % de consommateurs et une reprise du marché en GMS portée par les produits pratiques et prêts à consommer. Les habitudes évoluent toutefois rapidement : les consommateurs recherchent davantage de praticité, de simplicité et de valeur perçue, tandis que le poisson frais perd progressivement du terrain. Certaines catégories se démarquent fortement, comme la truite fumée, qui connaît une forte croissance au détriment du saumon fumé.
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Directives européennes, réseaux d’expertise et évolutions 2026 : comprendre les clés du suivi de nos côtes.
La préservation de notre littoral repose sur des politiques publiques et sanitaires strictes, principalement dictées par l’Europe (DCE, DCSMM). Pour comprendre comment la France évalue la santé de ses eaux et de ses coquillages, le rapport dresse une synthèse claire du cadre réglementaire et des acteurs scientifiques mobilisés sur nos façades maritimes.
Ce document détaille l’organisation opérationnelle de cette surveillance historique, traditionnellement coordonnée par l’Ifremer à travers ses laboratoires (LER) et des réseaux spécialisés comme le REMI, le REPHY ou le ROCCH. Il met également en lumière un changement stratégique majeur survenu en février 2026 : le transfert du suivi sanitaire de certains réseaux à la DGAL (Direction générale de l’Alimentation).
Enfin, vous y découvrirez les initiatives régionales spécifiques menées pour comprendre les perturbations locales de nos écosystèmes. Pour maîtriser l’essentiel de ces enjeux en moins de deux minutes, nous vous invitons à lire l’intégralité du document.
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Produits de la mer : Quelle dépendance de l’UE aux importations ?
Cette étude analyse l’impact des importations de produits de la mer sur la capacité de l’Union européenne à répondre à la demande intérieure, et donc sur son niveau d’autosuffisance et sa sécurité alimentaire.
Elle met en perspective les écarts entre l’UE et les pays tiers en matière de coûts de production, de compétitivité et d’innovation. À partir de ces constats, plusieurs pistes stratégiques sont proposées pour renforcer la résilience du secteur, en cohérence avec le Pacte vert pour l’Europe et la stratégie « De la ferme à la table ».
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Projet européen numéro: 101124699
La présente note de synthèse propose un aperçu du projet BlueAquaEdu, en mettant en lumière ses principaux objectifs, réalisations et apports pour la filière aquacole européenne, notamment en matière d’adéquation entre formation et besoins du secteur. Cette note de synthèse présente l’essentiel des travaux menés dans le cadre du projet européen BlueAquaEdu, auquel le pôle a activement contribué pendant trois ans.
Elle revient sur les principales actions engagées, les outils développés et les résultats obtenus, afin de donner une vision claire et structurée de la dynamique du projet et de ses apports pour la filière aquacole.
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Analyse des tendances, des échanges et de la consommation des produits de la mer dans l’Union européenne en 2025
L’édition 2025 du rapport sur le marché européen du poisson, publiée par l’Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l’aquaculture (EUMOFA), offre une analyse économique détaillée du secteur de la pêche et de l’aquaculture au sein de l’Union européenne. Ce document examine les tendances de production, de consommation et d’échanges commerciaux jusqu’en 2024 et 2025. Il souligne comment le secteur s’adapte à un contexte économique marqué par la stabilisation progressive de l’inflation après plusieurs années de forte volatilité.
En 2024 et 2025, le marché européen est caractérisé par une persistance des prix élevés, malgré un ralentissement du rythme de l’inflation. Bien que les dépenses des ménages pour les produits de la mer aient atteint un total de 62,8 milliards d’euros en 2024, cette croissance de 4 % en valeur reflète davantage la hausse des prix qu’une augmentation des volumes consommés. En effet, la consommation de poisson à domicile continue de reculer, particulièrement pour les produits frais. Parallèlement, le secteur bénéficie d’une accalmie sur le front des coûts opérationnels, avec une stabilisation des prix du carburant maritime autour de 0,59 EUR/l en 2025, ce qui contribue à soulager les marges d’exploitation des flottes européennes.
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Analyse des opportunités d’exportation des filières agroalimentaires françaises à l’horizon 2026 réalisée par Business France
Ce livre blanc, réalisé en partenariat et avec le soutien financier du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire, propose une lecture structurée des dynamiques des marchés et des filières agroalimentaires françaises à l’international. Il met à disposition des entreprises et acteurs du secteur un ensemble d’analyses et de données pour accompagner leur développement à l’export.
Le document comprend notamment un décryptage des échanges mondiaux, européens et français concernant les vins, produits alimentaires et équipements agricoles et agroalimentaires, ainsi que des fiches thématiques par zones géographiques et des fiches sectorielles détaillant les opportunités de marché et les recommandations pratiques. L’ensemble couvre un large éventail de filières, allant de l’alimentation animale aux produits laitiers, en passant par les fruits et légumes, les boissons ou encore les alternatives végétales, afin d’apporter un éclairage complet sur les perspectives d’exportation.
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Un cycle d’échanges régionaux pour renforcer l’autonomie alimentaire et valoriser les filières locales en Hauts-de-France
Dans un contexte marqué par des enjeux croissants de sécurité alimentaire, de transition agroécologique, de changement climatique et d’incertitudes internationales, la capacité des territoires à définir et piloter leurs politiques agricoles et alimentaires apparaît aujourd’hui comme un levier stratégique majeur pour les Hauts-de-France. Prévues par la loi d’orientation pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations en agriculture, les conférences de la souveraineté alimentaire entrent dans une phase de territorialisation. Lancé officiellement le 14 avril 2026 par les autorités régionales et préfectorales, ce chantier vise à construire une stratégie nationale de production et de transformation à l’horizon de dix ans, tout en définissant la contribution spécifique des Hauts-de-France. Cet exercice, d’une durée de deux mois, permettra d’exprimer les ambitions des filières agricoles, piscicoles et agroalimentaires, à différentes échelles territoriales, et de nourrir la réflexion sur l’autonomie et la souveraineté alimentaire régionale.