Transparence et traçabilité face à la fraude à la pêche
Ce que vous voyez dans votre assiette n’est pas toujours ce que vous croyez. Jusqu’à un tiers des produits de la mer vendus dans le monde pourraient être mal étiquetés, avec des conséquences pour la santé, l’environnement et la durabilité des stocks de poissons.
La fraude dans le secteur de la pêche, qu’il s’agisse de substitution d’espèces, de mauvais étiquetage, de falsification ou de détournement, touche potentiellement 20 à 30 % du commerce mondial, soit bien plus que dans d’autres filières alimentaires. Les motivations sont économiques : vendre du poisson élevé comme du sauvage, masquer l’origine géographique ou gonfler le poids pour augmenter les profits.
Face à ce problème complexe, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et le Centre mixte FAO/AIEA présentent dans leur rapport « La fraude alimentaire dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture » les outils scientifiques permettant de détecter les fraudes :
- Analyses ADN,
- Isotopes stables, résonance magnétique et modèles d’apprentissage automatique etc.
L’harmonisation des étiquetages, la traçabilité renforcée et la coopération internationale sont essentielles pour protéger les consommateurs et préserver la biodiversité.
Des initiatives locales, comme à Los Angeles ou en Italie, montrent que sensibilisation, contrôle et collaboration entre autorités, chercheurs et entreprises peuvent réduire significativement les erreurs d’étiquetage.
Pour découvrir l’ensemble des recommandations et mieux comprendre les enjeux du secteur, consultez l’article complet.
Le programme ObsMer (Observateurs en Mer) est un dispositif scientifique français qui consiste à embarquer des observateurs à bord de navires de pêche professionnelle afin de collecter des données précises sur les activités de pêche.
Mieux comprendre ce qui se passe réellement en mer pour mieux gérer les ressources : c’est tout l’enjeu du programme ObsMer. En créant un lien direct entre les observations de terrain, l’expertise scientifique et les décisions de gestion, ce dispositif contribue à concilier activité de pêche et préservation durable des ressources halieutiques.
Grâce aux données collectées à bord des navires, ObsMer apporte un éclairage concret sur les pratiques, les captures et les rejets, permettant d’alimenter les connaissances et d’accompagner l’évolution de la filière.
Pour en savoir plus sur les résultats et les enseignements clés, consultez le document complet ci-dessous.
Le bien-être des poissons en aquaculture
Avec l’augmentation prévue de la production piscicole, le bien-être des poissons élevés dans des systèmes intensifs suscite des préoccupations éthiques croissantes et devrait alimenter le débat public et les discussions politiques. Les méthodes classiques d’évaluation du bien-être des poissons reposent sur des indicateurs physiques, physiologiques et comportementaux, offrant des informations sur la santé et le fonctionnement biologique, mais elles présentent des limites importantes.
Les approches basées sur l’affectivité, qui utilisent des indicateurs comportementaux pour mesurer l’état émotionnel, sont largement utilisées dans la science du bien-être animal mais restent peu explorées chez les poissons. Des avancées récentes, comme les paradigmes de biais de jugement, fournissent des outils fiables pour évaluer ces états affectifs.
En combinant mesures affectives et indicateurs de santé et de fonctionnement biologique, une approche multi-niveaux permet une évaluation complète et robuste du bien-être des poissons, sans se limiter à un seul type de preuve. L’apport principal de cette étude est la proposition d’un cadre fonctionnel qui priorise l’évaluation de l’état affectif tout en intégrant et en validant systématiquement d’autres mesures. Alignée sur les normes éthiques et scientifiques actuelles, cette approche contribue à améliorer la conceptualisation et l’opérationnalisation du bien-être des poissons.
EU AAM partage les bonnes pratiques et les indicateurs du bien-être des poissons
Destiné avant tout aux professionnels de l’aquaculture, ce document a été conçu en étroite collaboration avec le Centre de référence européen pour le bien-être des espèces aquatiques (EURCAW-Aqua).
Le code vise à établir des bonnes pratiques générales, applicables à toutes les espèces, afin de garantir le bien-être des poissons et de définir les indicateurs utilisés pour l’évaluer au sein de l’Union européenne. Il couvre l’ensemble des stades de vie et des modes de production, en se concentrant exclusivement sur les enjeux liés au bien-être animal, à l’exclusion des aspects sanitaires tels que les maladies ou la vaccination.
Le code fera l’objet de mises à jour régulières et sera progressivement enrichi de nouvelles pratiques et références en matière de bien-être des poissons.
Retrouvez l’essentiel des orientations et recommandations dans ce rapport.
État des lieux de la transition énergétique des flottes de pêche et d’aquaculture françaises
La transition énergétique des flottes de pêche et d’aquaculture constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour l’avenir de nos activités maritimes. À l’occasion des Assises de l’économie de la mer 2025, la DGAMPA a présenté le tout premier État des lieux de la transition énergétique des flottes de pêche et d’aquaculture, un document de référence qui synthétise plusieurs mois de travail et de collaboration entre ses différents services.
Ce rapport offre une vision globale et structurée des défis auxquels la filière est confrontée, des solutions déjà mises en œuvre et des perspectives pour accélérer la décarbonation d’un secteur essentiel à la souveraineté alimentaire française et à la vitalité de nos territoires littoraux. Il met en lumière l’engagement fort des professionnels, l’ampleur des transformations nécessaires et les leviers à mobiliser pour construire une feuille de route ambitieuse, en cohérence avec le Contrat stratégique de la filière pêche française signé en 2025.
Réalisé avec l’appui de partenaires spécialisés tels que MEET2050 et CT Engineering, cet état des lieux constitue une étape clé pour accompagner la filière vers un modèle plus durable, innovant et résilient.
Chiffres clés 2024 – FranceAgriMer
Retrouvez dans ce rapport les données chiffrées des filières pêche et aquaculture en France en 2024 !
Production – Entreprises – Échanges – Consommation
Les données de production, d’emploi, de commerce extérieur et de consommation constituent un outil essentiel pour :
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mesurer le poids économique et social des filières,
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identifier les forces et fragilités de la France face à la concurrence internationale,
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éclairer les choix stratégiques en matière de durabilité, d’innovation et de sécurité alimentaire,
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nourrir le débat public et renforcer la lisibilité de la filière auprès des décideurs et du grand public.
Suite à la présentation de l’étude FORESEA 2050 par le Directeur de l’Ifremer aux Assises à BSM, voici les documents relatifs à cette étude prospective, avec la présentation des différents scenarii.
IFREMER propose 5 futurs possibles pour la pêche et l’aquaculture françaises à l’horizon 2050 !
Entre décembre 2021 et juin 2023, le projet FORESEA2050 a mené une démarche prospective qui a abouti à la construction de cinq scénarios explorant différentes trajectoires possibles pour la pêche et l’aquaculture françaises à l’horizon 2050.
L’évaluation a montré que les scénarios les plus adaptables aux ruptures – qu’elles soient favorables ou défavorables – étaient aussi les plus alignés avec les objectifs de développement durable.
À partir de cette analyse, plusieurs mesures “sans regret” ont été recommandées, car elles auraient des effets bénéfiques dans tous les cas de figure :
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planifier l’espace marin pour limiter les conflits d’usages et encourager les synergies,
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gérer les pêcheries comme des éléments intégrés des écosystèmes,
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adapter la consommation de produits de la mer en valorisant une production locale, durable et diversifiée,
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réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer les puits carbone,
-
développer la recherche publique.
Ces scénarios n’ont pas vocation à prédire l’avenir, mais à ouvrir le débat sur la durabilité de la pêche et de l’aquaculture françaises en 2050 et leur rôle dans la sécurité alimentaire nationale. Ils serviront également de cadre général aux modèles d’écosystèmes marins (MEMs), qui permettront d’estimer la productivité et la disponibilité des ressources marines métropolitaines à l’horizon 2050.
Retrouvez l’essentiel du rapport en le téléchargeant!
58 % des Européens mangent du poisson à la maison au moins une fois par mois. Bien que ces produits restent un aliment de base dans les régimes alimentaires européens, l’enquête révèle une baisse de la fréquence de consommation globale depuis l’enquête de 2021. Seul un tiers des répondants consomment des produits de la pêche et de l’aquaculture au moins une fois par semaine, ce qui marque une baisse de 4 % par rapport à la précédente enquête réalisée en 2021. La part des répondants qui ne consomment jamais de produits de la pêche et de l’aquaculture à la maison est passée à 15 %, soit une augmentation de 4 % par rapport à 2021, ce qui indique une évolution des tendances alimentaires
Informations clés :
Consommation de produits de la pêche ou de l’aquaculture
Environ trois répondants sur dix achètent des produits de la pêche ou de l’aquaculture et en consomment à domicile au moins une fois par mois mais moins d’une fois par semaine, tandis qu’environ deux sur dix déclarent en consommer une fois par mois, mais moins d’une fois par semaine, au restaurant et/ou dans d’autres lieux.
Aspects les plus importants lors de l’achat de produits de la pêche ou de l’aquaculture
Par rapport à l’enquête précédente, le coût des produits est devenu le facteur le plus influent (55 %) dans les décisions d’achat des consommateurs européens de poissons et de fruits de mer, le prix dépassant désormais l’apparence des produits (52 %).
Informations devant figurer sur les étiquettes des produits de la pêche et de l’aquaculture
Les répondants souhaitent des étiquettes plus détaillées, 69 % d’entre eux estimant qu’il est important d’y faire figurer la date de capture ou de récolte pour tous les produits de la pêche et de l’aquaculture. Par ailleurs, 36 % aimeraient y trouver davantage d’informations environnementales.
Pour plus d’informations, téléchargez le rapport ici (en anglais) ou contactez AQUIMER !