Retrouvez le replay vidéo ainsi que les présentations des intervenants de l’événément « Aquaculture : disease prevention and animal welfare » qui s’est tenu le 29 juin 2021.

Please find the video replay and the speakers’ presentations of the « Aquaculture : disease prevention and animal welfare » event, which took place on 29 June.

Presentations

00:00 : welcome by host 

02:09 : EU-supported research and innovation underpinning farms fish welfare – Nikos Zampoukas, DG RTD.C.4, Healthy Seas and Oceans

Farm fish parameters

23:20 : fish welfare operational indicators – Marie-Laure Bégout, IFREMER

54:00 : Development of environmental enrichment to improve fish welfare – Violaine Colson, INRAE

Nutrition

01:18:26  : Functional novel ingredients: a mechanism to sustainably support health and welfare – Andrew Richardson, Innovafeed

01:35:05 : Translating human biomedical technology for fish health and nutrition – Timothy Bouley, BIOFEYN

Fish welfare at slaughter

01:50:15 : Phil Brooke, CIWF (Compassion in World Farming)

Disease management

02:04:55 : Prophylactic methods and disease prevention in aquaculture – Alain Lebreton, Vet’Eau Veterinary Clinic

02:30:00 : Reducing dependency on antibiotics: autogenous vaccines and phage therapy as alternative methods – Pantelis Katharios, Hellenic Centre for Marine Research

Certification labels

02:56:52 : Fish welfare indicators within ASC certification – Janneke Aelen, ASC

Workshop

03:19:25 : presentation of the online workshop on the topic HORIZON-CL6-2022-FARM2FORK-01-07, Biosecurity, hygiene, disease prevention and animal welfare in aquaculture

Harmonie TELLIER, Chargée de Mission, est intervenue sur cette thématique qui nous concerne tous : le recyclage et la substitution des emballages plastiques. Retrouvez la présentation du rendez-vous !

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Le 7 mai 2021, AQUIMER a organisé le webinaire « IFS Food v7 » animé par Laurent DENEUVE (ACTALIA)

Découvrez ce dispositif qui permet de soutenir l’émergence accélérée d’entreprises ayant le potentiel pour devenir des leaders d’envergure mondiale dans leur domaine ainsi que de cofinancer des projets de recherche, développement et innovation.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter Harmonie Tellier !

 

Le 1er décembre, AQUIMER a organisé un RDV AQUIMER sur les dispositifs du Plan de relance mobilisables par les entreprises de la filière.

Ce rendez-vous a été assuré par Julie MANCINI et Harmonie TELLIER, Chargées de Mission.

 

Le 3 novembre 2020, AQUIMER a organisé un rendez-vous sur les Chèques conseils en Normandie.

Ce rendez-vous a été assuré par Gisèle LE PAGE, chargée de mission. Vous souhaitez en savoir plus sur ce dispositif ? Découvrez la présentation !

 

Le 7 juillet 2020, AQUIMER a organisé un rendez-vous sur les tendances actuelles dans la filière des produits aquatiques.

Ce rendez-vous a été assuré par Georges Semedo Cabral, chargé de mission.

Le 2 juin 2020, AQUIMER a organisé un Rendez-Vous AQUIMER sur la prise en compte du risque COVID19 dans la démarche de prévention des risques santé sécurité en entreprise.

Ce rendez-vous a été assuré par Julie Mancini, chargée de mission.

Cet Appel à projets a pour objectif de permettre à des entreprises, centres techniques et laboratoires de recherche situés en région Hauts-de-France de travailler ensemble sur des projets à fort degré d’innovation, portant sur les grands leviers de compétitivité de l’industrie.

Pour accéder au document cliquez sur le bouton « Télécharger le document ».

A l’occasion de cet atelier, les participants ont présenté et échangé autour de différentes méthodes de traçabilité des produits de la mer,mises en oeuvre pour répondre aux exigence de la réglementation européenne.

Cette fiche fait une synthèse des présentations de différents systèmes mis en oeuvre en Europe. Vous trouverez en complément sur le site du Centre de veille, les présentations des initiatives pour le développement de technologies au service de la traçabilité, ainsi que différents partages d’expérience (METRO, Carrefour).

Contexte : Cet atelier s’est tenu dans le contexte de la préparation d’une proposition de révision du règlement européen sur la traçabilité des produits de la pêche et de l’aquaculture.

Texte actuellement en vigueur « RÈGLEMENT (CE) No1224/2009 DU CONSEIL du 20 novembre 2009 instituant un régime communautaire de contrôle afin d’assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche »1

A. La traçabilité des produits de la pêche d’un point de vue sanitaire ; Présentation de Paolo CARICATO ;

Deputy Head of UnitDG SANTE G4 Food hygiene UE

Paolo CARICATO fait un rappel des principaux textes de lois et règlements en vigueur sur la traçabilité : Codex Alimentarius Commission ; ISO 84023 :1994 ; Règlement (EC) No178/2002(Art 3(15). Il fait également un rappel des obligations de traçabilité faites aux opérateurs de la chaine commerciale en Europe.

Ce document présente les obligations en matière de commerce intérieur des denrées alimentaires au sein de l’UE. La présentation met l’accent sur la nature de la responsabilité des opérateurs, qui agissent sous le contrôle des Etats membres. Elle rappelle que les opérateurs de la chaine ont l’obligation de pouvoir identifier les acteurs qui interviennent en amont et en aval. C’est-à-dire qu’un opérateur doit pouvoir, à la demande des autorités, fournir l’identité du fournisseur et du client sur un produit donné. Cette exigence s’arrête en général à l’exportation vers les pays hors UE, sauf dispositions particulières.

B. Mission conjointe de la DG santé et de la DG MARE sur la traçabilité et l’étiquetage des produits de la mer ; Maria Lyons Alcantara & Saba Nordström

Ces deux directions générales de la Commission Européenne ont produit des documents stratégiques communs en 2012 et 2015.

Elles se sont données pour objectif d’évaluer les systèmes de contrôle et d’étiquetage sur l’ensemble de la chaine de production, à l’échelle européenne. Elles s’appuient sur l’observation des pratiques au sein de 6 Etats membres. Aucun des Etats contributeur de cette observation ne dispose à ce jour d’un système cohérent de suivi de la traçabilité des produits de la mer mais certains d’entre eux font des efforts significatifs pour y parvenir.

Les principales observations de cette mission conjointe sont les suivantes :

  • Le contrôle de la traçabilité au sein des Etats observés est réparti entre de trop nombreuses instances.
  • La coopération et la coordination entre les pêcheries et les instances de contrôle sanitaire est limitée, il en résulte une déperdition d’information importante ;
  • Les instruments et les méthodes utilisés pour transmettre l’information au long de la chaine de transformation varient. Les incompatibilités qui en résultent ont un impact direct sur l’efficacité du système de traçabilité, à la fois pour les opérateurs et pour les autorités de contrôle.
  • Le principal risque de perte d’information est lié à la fusion et à la division des lots après la première vente en criée.
  • Le principe de contrôle « one step forward – one step back » ne permet pas à ce jour de disposer d’une information fiable et à jour. Cette carence s’explique par la rapidité des transactions et la complexité de ce secteur commercial.
  • Les dénominations des espèces varient dans les différentes langues, selon les pays et les législations nationales. Cela limite la traçabilité.
  • Les observations des systèmes de contrôle officiels ont montré que dans de nombreux cas les systèmes de traçabilité mis en place par les opérateurs n’étaient pas fiables.
  • Les chaines de contrôle des autorités montrent des failles importantes dans la mise en application de la réglementation. Cela s’explique par le fait que l’autorité en charge de la mise en œuvre de cette réglementation n’a généralement pas été définie. Les autres organes de vérification ne disposent dès lors pas d’une entrée identifiée sur l’étiquetage. Le contrôle de la traçabilité est confié à différentes instances, avant et après la première vente, alors qu’une troisième instance est chargée de veiller à la mise en œuvre de la réglementation au-delà.
  • On observe une diversité des sanctions mises en œuvre entre les Etats membres.
  • Souvent, le contrôle effectué par les autorités porte sur la sécurité sanitaire ou sur la traçabilité et non sur les deux aspects conjoints.

 

La présentation propose des pistes d’amélioration des pratiques tels que: guide pour la mise en œuvre de la réglementation à destination des autorités et des industriels des produits de la mer ; formations en ligne sur la traçabilité, documents cadre pour renforcer la coopération entre les instances en charge de la sécurité sanitaire et les autorités régulant les activités de pêche.

Elle conclue en appelant à un meilleur partage des informations entre les pêcheries et les autorités en charge de la surveillance sanitaire, par la mise en place de systèmes de transmission efficaces, interopérables.

C. Le système national suédois de traçabilité : quelle technologie et quel cadre juridique ? Anders Bogeli pour la Swedish Agency for Marine & Water Management

Les chiffres présentés indiquent que la réglementation européenne a eu un effet d’encouragement important sur la réforme du système de traçabilité et d’étiquetage en Norvège. En s’appuyant sur des financements d’opérateurs privés et de subventions FEAMP, les organisations ont mis en place un système qui permet d’enregistrer les échanges de 259 opérateurs, parmi lesquels 50% font état de rapports réguliers.

 

Le système mis en place commence au premier acheteur, assure une traçabilité continue du produit via une interface qui centralise l’information, la redistribue jusqu’à l’opérateur final, en phase BtoC. Le système est supporté par une interface digitale en ligne, qui permet d’assurer un suivi des lots en amont et en aval.

 

La mise en place de ce système a été soutenue par un cadre juridique adapté, des régulations et un système de sanctions administratives (progressives et proportionnées à la taille des lots) en cas de mauvais étiquetage ou suivi.
Cette réforme est riche d’enseignements. Elle nous apprend que le lancement d’un système digital doit être bien préparé, qu’il est complexe et requiert du temps. L’expérience suédoise pointe l’importance de mettre à disposition plusieurs solutions techniques, interopérables, pour répondre aux besoins des différents opérateurs. La digitalisation permet de raccourcir les étapes pour atteindre les objectifs fixés en matière de contrôle des pêcheries et de la commercialisation des produits de la mer. Enfin le système rencontre une limite dans les échanges transfrontaliers, et la traçabilité transfrontalière reste contraignante et compliquée à mettre en œuvre.

D. L’exemple du système de traçabilité mis en place en Lituanie ; Miks Veinbergs / Varis VitolsState Environmental ServiceFisheries Control Department

Le système lituanien (système intégré d’information et de contrôle sur la pêche) a été mis en place en juin 2018. Il vise à appliquer la réglementation actuelle et s’est appuyé sur le FEAMP pour le développement des outils. Il s’applique à l’ensemble des navires lituaniens et des navires étrangers débarquant des produits de la pêche dans les ports lituaniens, vendant des produits en criée ou enregistrés comme premiers acheteurs. Il est utilisé par les services de l’Etat en charge de l’environnement, du suivi sanitaire et vétérinaire, par les douanes et par les différents groupes d’opérateurs (pêcheurs, mareyeurs, transporteurs, transformateurs, grossistes, exportateurs). Le système a été développé à faible coût (moins de 500 000 euros) et la maintenance informatique est gérée par le ministère qui l’administre. La mise en place du système s’est accompagnée de scéances de simulation pour l’ensemble de la chaine des usagers.

 

Le système s’appuie sur des QR codes qui identifient des lots tout en suivant la partition des lots lors des ventes. La traçabilité cesse uniquement à l’export et lorsque le lot est retiré du marché.
Les principales difficultés rencontrées résident dans l’actualisation des données en temps réel, le tri des espèces après la déclaration de débarquement et les erreurs de tri qui peuvent se produire à ce stade, avant la vente en criée.

 

Le système facilite les vérifications et le suivi de nombreuses façons. Il permet d’obtenir un flux de données en temps réel, des rapports actualisés sur les lots en circulation. Il permet donc d’identifier les mouvements des produits de la mer. Il induit des économies de gestion et de traitement des informations via les formulaires papier. Enfin il permet de combiner différents types d’inspections.

E. Zoom sur les principaux résultats obtenus lors de la mise en place du système de traçabilité au Danemark

La base de données commune est accessible aux opérateurs de l’ensemble des secteurs (pêcheurs, criée, mareyeurs, négoce, transport, transformateurs, détaillants). Ce système assure une traçabilité complète, du navire à l’étal via un numéro d’identification par lot, affecté en criée. Ce numéro peut être mis à jour, suivant la chaine d’achat et les divisions / fusions de lot.

 

Le système commun présente des avantages. Il permet de répondre à l’obligation réglementaire de traçabilité en fournissant un système unique pour l’ensemble des opérateurs (pas besoin de s’approprier plusieurs systèmes).

 

Il conduit à peu d’erreurs et maintien des données à jour tout au long de la chaine. Quand il est utilisé par l’ensemble des opérateurs, on dispose d’un rapport complet, depuis la zone de pêche jusqu’au lieu d’achat / vente final.
Des difficultés subsistent, on compte moins d’usagers du système parmi l’ensemble des opérateurs que ce qui étaient attendus. Le cadre légal doit encourager la généralisation de l’usage du système. Enfin la question de la maintenance se pose rapidement. Le système a un coût, qui devrait être supporté par l’ensemble des usagers et par l’industrie du secteur. Il sera nécessaire dans un second temps de mettre en place une obligation de contribution.

 

Il serait également nécessaire de clarifier certaines orientations de la réglementation, pour les rendre opérationnelles et cohérentes. La « digitalisation » laisse place à plusieurs interprétations ce qui mine la capacité des Etats à parvenir à un système intégré. La question d’un système commun à l’échelle européenne n’est pas clairement posée et il est nécessaire de se demander si ce scénario est envisagé et envisageable.

Ils soutiennent Aquimer