Sur le site du Marine Aquaculture Center de Singapour, la start-up Akualogix teste son installation pilote de ferme verticale d’aquaculture. Fonctionnant en circuit recirculé (système RAS) et appliquant le concept d’aquaculture
multi-trophique intégrée (ITMA), cette ferme combine l’élevage de crevettes, l’élevage de tilapias, et la culture d’algues umibudo. L’objectif est de produire une grande quantité de crevettes (près de 1 000 tonnes par an) sur une petite surface (moins de 5 000 m2) et à proximité des zones urbaines. L’expérimentation doit permettre de perfectionner et de valider le dispositif.
Implanter des fermes verticales d’aquaculture pour l’élevage de crevettes à proximité des zones urbaines, telle est l’ambition de la start-up Akualogix. Basée à Singapour, la société projette de produire au total, chaque année, 1 000 à 1 500 tonnes de crevettes dans des fermes verticales de surfaces inférieures à 5 000 mètres carrés, ce qui en ferait des équipements 40 fois plus productifs que les dispositifs existants.
Pour valider son concept de ferme verticale, la start-up a installé un site-pilote au Marine Aquaculture Center, sur l’île Saint-John de Singapour, et travaille à l’amélioration de ce prototype.
L’installation conçue par Akualogix est constituée d’éléments modulaires autonomes qui pourront être empilés jusqu’à 30 mètres de hauteur (5 étages). Elle utilise le concept d’aquaculture multi-trophique intégrée (AMTI ou IMTA), pour combiner l’élevage de crevettes vannamei, l’élevage de tilapias, et la culture d’algues umibudo (algue verte aussi appelée raisin de mer ou caviar vert). Elle fonctionne également en circuit recirculé (système RAS).
Associé à des outils numériques, l’agencement de cette ferme permet ainsi d’alimenter les bassins d’élevage des crevettes avec une eau préalablement filtrée et « nettoyée » de ses déchets (azote, phosphore, ammoniaque) grâce aux poissons filtreurs, ici les tilapias, et aux algues umibudo. L’alimentation des animaux est aussi contrôlée, notamment pour créer le moins de déchets possibles.
Au final, grâce à cette gestion globale, la ferme n’utilise pas d’antibiotiques, de produits chimiques, ni même de farines de poissons.
La production de crevettes constitue l’élevage principal de cette ferme, mais la société n’exclut pas de commercialiser aussi les autres productions (algues et tilapias). De même, Akualogix travaille à l’élaboration d’aliments pour crevettes, pour disposer d’une nourriture plus adaptée aux élevages en système RAS et préparée éventuellement avec les algues cultivées.
John Diener est le fondateur de la start-up Akualogix. Il souligne que cette ferme verticale met en œuvre, de façon innovante, des technologies existantes, et qu’elle est gérée actuellement selon une approche holistique. Il concède, par ailleurs, que le prix de vente des crevettes issues de ces élevages sera 40 à 50% plus élevé que celui des crevettes d’élevages classiques.
Actuellement, les élevages aquacoles dans les fermes verticales sont très rares, en raison des coûts financiers importants pour la mise en œuvre et des surcoûts de production. Mais, John Diener met en avant la qualité et la fraîcheur des produits, ainsi que la distribution en circuit court, comme des atouts de ces installations. Il est aussi convaincu que ce type de dispositifs peut intéresser des investisseurs, à l’image de l’attrait actuel pour les élevages de saumons basés sur les systèmes RAS.
Sources :
https://cityfarmer.info/singapores-akualogix-makes-the-case-for-vertical-urban-shrimp-farming/
https://www.aquaculturealliance.org/advocate/going-up-high-hopes-for-a-vertical-aquaculture-venture/
Contributeur : CCI Région Hauts-de-France
Pour stocker les huîtres hors de leur milieu naturel, une ferme ostréicole australienne utilise des « caissons-viviers ». A l’image des viviers utilisés pour les homards, ce dispositif de stockage possède divers équipements pour assurer la qualité de l’eau. Il évite des manipulations multiples des huîtres et garantit la fraîcheur des produits pendant 12 semaines. Il permet de gérer l’approvisionnement et la vente des huîtres, aussi bien en petites comme en grandes quantités.
En Australie, Ewan McAsh et Philip Browning ont fondé la plateforme SmartOysters, qui propose des solutions innovantes pour les fermes ostréicoles. Ainsi, Ewan McAsh expérimente des « caissons-viviers« pour stocker les huîtres, au lieu de les entreposer dans des bassins ou dans leur environnement naturel.
Concrètement, ces caissons, d’une contenance maximale de 1 000 douzaines d’huîtres, disposent de lumières UV et sont munis de filtres à charbon pour maintenir la qualité de l’eau.
Ils sont également réfrigérés à la température souhaitée. Ewan McAsh stocke ainsi les huîtres à la température de 12°C, et explique qu’à cette température, les huîtres sont presque en hivernation, elles respirent mais ne se nourrissent plus, et peuvent ainsi récupérer après la récolte. Il souligne aussi que, après cette période de repos, la qualité des huîtres n’en serait que meilleure.
Les huîtres peuvent être ainsi conservées jusqu’à 8 à 12 semaines dans ces « caissons-viviers« .
© SmartOysters
Ce dispositif de stockage présente plusieurs avantages. En effet, avec un stockage en milieu naturel, la récolte des huîtres peut être perturbée par les conditions météorologiques, tandis que l’utilisation de ces caissons de stockage permet d’assurer un approvisionnement continu quels que soient les aléas climatiques, tout en limitant aussi la manipulation des huîtres (le surplus récolté peut être stocké, au lieu d’être remis en bassin).
Ce système permet, par ailleurs, de gérer les stratégies de vente tant au niveau de la taille des huîtres que des volumes vendus. Les huîtres ont inévitablement des tailles différentes, et le dispositif de stockage permet de s’adapter à la demande du moment, en fournissant rapidement les tailles souhaitées et en conservant, dans de bonnes conditions, les autres catégories d’huîtres pour des marchés futurs. De même, cet équipement de stockage est adapté aussi bien pour la vente en grandes quantités que pour la vente au détail (possibilité de prélever de petites quantités d’huîtres dans les caissons).
Selon Ewan McAsh, ces « caissons-viviers » permettent un stockage optimisé des produits, ainsi qu’une meilleure gestion des approvisionnements et des ventes, et contribuent à assurer une trésorerie régulière pour l’entreprise.
Sources :
https://thefishsite.com/articles/why-live-tanks-are-the-future-of-oyster-storage
https://smartoysters.com/news/2020-10-20/live-storage-tanks-the-key-to-cash-flow-during-crisis
Contributeur : CCI Région Hauts-de-France
Le plan d’action est organisé autour de trois axes qui tiennent compte de la structure de la chaîne d’approvisionnement alimentaire (production, transformation, détaillants et consommateurs). Pour soutenir l’évolution positive du secteur biologique et maintenir un marché équilibré et rentable pour les opérateurs biologiques.
INTRODUCTION
Le Green Deal européen est au cœur de l’agenda politique de la Commission européenne. Son objectif premier est de créer une Europe durable et neutre sur le plan climatique d’ici 2050, en agissant comme un vecteur d’investissement et de croissance. Le Green Deal souligne qu’il est « essentiel » de gérer la transition vers un système alimentaire plus durable, notamment en renforçant les efforts des agriculteurs pour lutter contre le changement climatique, protéger l’environnement et préserver la biodiversité.
C’est pourquoi la stratégie en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030 et la stratégie « de la ferme à l’assiette » – ainsi que le prochain plan d’action pour une pollution zéro de l’air, de l’eau et des sols – définissent des actions concrètes couvrant l’ensemble de la chaîne, de la production à la consommation de denrées, actions qui englobent également la coopération internationale en matière de systèmes alimentaires durables. Ces stratégies visent à concilier la production alimentaire et la protection de l’environnement tout en stimulant les investissements et la production durable. La reprise de l’Europe après la crise du COVID-19 offre une opportunité précoce de faire du Green Deal une réalité, en fournissant une large plateforme pour des modèles de production et de consommation durables, y compris dans le domaine de l’agriculture et de l’aquaculture.
Dans sa stratégie « de la ferme à l’assiette » et dans la stratégie en faveur de la biodiversité, la Commission a défini l’objectif d’au moins 25 % des terres agricoles de l’UE en agriculture biologique et une augmentation significative de l’aquaculture biologique d’ici 2030″. Le nouveau plan d’action (2021 – 2027) tient également compte des résultats de la consultation publique organisée entre septembre et novembre 2020, qui a confirmé le fort soutien des parties prenantes et du grand public au plan d’action et aux actions proposées.
En ce qui concerne l’aquaculture, les nouvelles orientations stratégiques pour le développement durable de l’aquaculture de l’UE, qui seront adoptées par la Commission au printemps 2021, favoriseront l’aquaculture biologique. La Commission encourage les États membres de l’UE à inclure l’augmentation de l’aquaculture biologique parmi les objectifs de leurs plans stratégiques nationaux pluriannuels révisés. Le document de travail des services de la Commission sur une perspective de bassin maritime pour guider la programmation du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) stipule que le FEAMP (futur Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture, FEAMPA) devrait être utilisé pour promouvoir des pratiques aquacoles durables.
Découvrez les trois axes principaux :
Une consommation croissante de produits biologiques est indispensable pour encourager les agriculteurs à se convertir à l’agriculture biologique (axe 1). D’autres mesures d’incitation à la production sont également nécessaires pour atteindre l’objectif de 25 % de la surface agricole utile sous pratiques biologiques et une augmentation significative de l’aquaculture biologique d’ici 2030 (axe 2). Enfin, il est nécessaire d’améliorer encore la contribution du secteur biologique à la durabilité et aux défis environnementaux (axe 3).
AXE 1. DES ALIMENTS ET DES PRODUITS BIOLOGIQUES POUR TOUS : STIMULER LA DEMANDE ET ASSURER LA CONFIANCE DES CONSOMMATEURS
La croissance souhaitée de la superficie consacrée à l’agriculture biologique ne se concrétisera pas sans une augmentation de la demande de produits biologiques. Tout en étant complet, ce plan d’action met avant tout l’accent sur l’effet d’attraction et vise à stimuler la consommation de produits alimentaires biologiques dans toute l’UE. Les citoyens de l’UE apprécient de plus en plus les aliments produits avec des avantages plus larges pour la société, tels que les produits biologiques, les produits avec des indications géographiques, les systèmes de productions alimentaires locaux avec une empreinte carbone plus faible, et les solutions alimentaires innovantes à faible émission.
Afin de parvenir à une augmentation de la demande de consommation en produits biologiques, différentes actions doivent être menées sur des points variés permettant également de garantir la confiance des consommateurs. Bien que la production aquacole biologique soit un secteur relativement nouveau, elle présente un potentiel de croissance important.
Plusieurs axes doivent être menés afin de promouvoir l’AB et le logo dans l’UE en informant et communiquant à son sujet mais également en garantissant un budget pour promouvoir cette AB. La Commission s’engage également étendre la consommation de produits biologiques dans les systèmes scolaires et notamment cantines pour faire émerger des cantines biologiques et trouver des moyens de distribuer davantage de produits biologiques dans les programmes scolaires. Enfin, afin de garantir l’exactitude des produits biologiques, il faut prévenir les pratiques frauduleuses, garantir la traçabilité et renforcer le rôle des partenaires privés (détaillants, grossistes, services de restauration etc…) afin de maintenir un climat de confiance avec les consommateurs.
Ces différents axes et actions sont détaillés en Annexe I.
AXE 2. EN ROUTE VERS 2030 : STIMULER LA CONVERSION ET RENFORCER L’ENSEMBLE DE LA CHAÎNE DE VALEUR
La production aquacole biologique, tout comme la production agricole biologique, augmente de manière significative dans certains États membres, tandis que d’autres en sont encore aux premiers stades de ce mode de production. Actuellement, environ 1,8 % de la PAC est utilisé pour soutenir l’agriculture biologique. La future PAC comprendra des éco-régimes qui seront dotés d’un budget de 38 à 58 milliards d’euros pour la période 2023-2027.
L’agriculture biologique est spécifiquement abordée dans les recommandations faites aux États membres sur les neuf objectifs spécifiques de la PAC. La Commission favorisera l’assistance technique aux agriculteurs de l’UE dans le cadre de la PAC post-2020 afin d’encourager l’adoption de l’agriculture biologique. Un soutien à l’aquaculture biologique sera accordé via le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA) 2021-2027.
Tout comme pour l’axe 1, afin de parvenir à des résultats plusieurs actions doivent être menées. Cela implique notamment de collecter et analyses des données sur la production, les prix tout au long de la chaîne de production, le commerce, les préférences des consommateurs et les circuits de commercialisation spécifiques afin de permettre l’élaboration, le suivi et l’évaluation de la politique de l’UE en matière de production biologique.
Afin d’améliorer l’organisation entre les différents acteurs de la chaîne d’approvisionnement en produits biologiques, les agriculteurs et aquaculteurs biologiques peuvent, en créant ou en rejoignant une « organisation de producteurs », bénéficier des fonds de l’UE au titre de la PAC ainsi que du soutien et des fonds disponibles dans le cadre de l’organisation commune des marchés pour les produits de la pêche et de l’aquaculture et du FEAMPA. La commission note qu’il est également nécessaire de simplifier la charge administrative et financière des coûts d’inspection des petites exploitations via un système de « certification de groupe » (règlement 2018/848). Cette disposition permettra également de renforcer les réseaux locaux et d’améliorer les débouchés commerciaux.
Il est également nécessaire d’investir dans l’aval de la filière biologique, c’est-à-dire que bien que les systèmes de productions soient bien développés ce n’est pas le cas des systèmes de transformation et d’emballage. Il est important d’investir dans des techniques de transformation soignées, dans des emballages durables et réutilisables et de parvenir à une meilleure compréhension des questions de qualité et de sécurité, en combinaison avec les réglementations. Il faut également diversifier les réseaux de distribution et miser sur des services locaux afin d’éviter d’augmenter le coût de ces produits biologiques par leur transport.
Outre l’augmentation de la disponibilité des protéines alimentaires d’origine locale, il convient de trouver d’autres sources de protéines pour l’alimentation animale afin de leur garantir une alimentation durable et diversifiée. Il pourrait s’agir d’insectes, de stocks d’aliments d’origine marine (par exemple, les algues) et de sous-produits de la bioéconomie (par exemple, les déchets de la pêche et de l’aquaculture). En outre, les normes relatives aux aliments biologiques pour animaux devraient être actualisées.
L’aquaculture biologique peut contribuer à répondre à la demande des consommateurs pour des aliments diversifiés et de qualité, produits dans le respect de l’environnement et du bien-être des animaux. Elle peut également contribuer à combler l’écart entre la demande de produits aquacoles de l’UE et la production de produits aquacoles durables, et permettre de relâcher la pression sur les stocks sauvages (Action 17).
Les nouvelles lignes directrices sur le développement durable de l’aquaculture de l’UE, qui devraient être adoptées par la Commission au printemps 2021, encourageront les États membres et les parties prenantes à soutenir l’augmentation de la production biologique.
Ces différentes actions sont détaillées en Annexe II.
AXE 3 : L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE MONTRE L’EXEMPLE : AMÉLIORER LA CONTRIBUTION DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE À LA DURABILITÉ
Un secteur agricole et aquacole durable et résilient dépend de l’amélioration de la biodiversité, qui est fondamentale pour un écosystème sain et essentielle au maintien des cycles des nutriments dans le sol, de la propreté de l’eau et des pollinisateurs.
Une biodiversité accrue permet aux agriculteurs de mieux s’adapter aux changements climatiques. Compte tenu de l’augmentation de la température mondiale et de l’imprévisibilité croissante des conditions météorologiques, il est important de renforcer le rôle de l’agriculture, y compris biologique, dans la lutte contre le changement climatique. Ce plan d’action se concentre exclusivement sur la promotion de l’agriculture biologique et sa contribution à la durabilité. La stratégie « de la ferme à la table » s’attaque plus largement à l’empreinte environnementale de la production alimentaire. L’agriculture et l’aquaculture jouent un rôle essentiel dans la réalisation de l’ambition de l’UE d’atteindre une Europe neutre en carbone d’ici 2050 en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Les pratiques de gestion de l’AB contribuent à l’atténuation du changement climatique, avec des avantages supplémentaires pour l’environnement et la biodiversité. En effet, l’AB offre le maintien d’un écosystème sain, le respect de la biodiversité, l’existence des prédateurs naturels et la préservation d’un équilibre écologique.
Dans le cadre de la stratégie « de la ferme à la table », la Commission va également réviser les directives relatives à la commercialisation des semences afin de faciliter l’enregistrement des variétés, élaborer des actions visant à conserver les ressources génétiques et développer des semences présentant une plus grande variabilité génétique et un potentiel de biodiversité plus large. Les recherches sur les semences auront également pour but d’augmenter les rendements des cultures biologiques afin de combler l’écart avec les cultures conventionnelles et de garantir la viabilité économique de l’agriculture biologique.
Les politiques d’économie circulaire placent l’efficacité des ressources au centre de la prise de décision. Une grande partie du plastique est encore utilisée dans l’agriculture biologique, outre l’amélioration de la réutilisation de la collecte et du recyclage des plastiques conventionnels, les agriculteurs ont besoin de plus de clarté quant à la contribution des plastiques biosourcés et biodégradables. Il est également nécessaire de prendre en compte les ressources en eau qui tendent à s’amoindrir (réchauffement climatique). Les pratiques culturales doivent être améliorées afin de réduire l’effet de pollution diffuse (par les nutriments : azote et phosphore ainsi que les pesticides).
Certaines pratiques agricoles sont les principaux obstacles à l’obtention d’un bon état des eaux douces et des eaux marines de l’UE au titre des directives cadre pour l’eau et cadre pour le milieu marin. Il est également important de continuer à étudier les moyens d’éliminer progressivement ou de remplacer les intrants litigieux en AB et de développer des alternatives à ces produits.
Ces dernières années, l’UE a également assisté à une augmentation rapide de l’intérêt, tant public que privé, pour des informations environnementales allant au-delà des informations actuellement offertes par le label biologique. Conformément à la stratégie « de la ferme à la table », des mesures doivent être prises pour améliorer encore le bien-être des animaux. La Commission révisera la législation sur le bien-être des animaux pour garantir, à terme, un niveau plus élevé de bien-être animal dans les productions biologiques notamment.
Les différentes actions mises en place pour atteindre les objectifs de l’axe 3 sont détaillées en Annexe III.
La recherche sera essentielle à la réalisation de ces objectifs. Dans ce contexte, la Commission européenne a l’intention de consacrer au moins 30% des prochains appels liés au domaine d’intervention « Agriculture, sylviculture et zones rurales » du groupe 6 d’Horizon Europe à des sujets spécifiques ou pertinents pour le secteur biologique.
CONCLUSION
Pour atteindre l’objectif ambitieux de 25 % de la surface agricole consacrée à l’agriculture biologique et d’une augmentation significative de l’aquaculture biologique d’ici à 2030, comme le prévoient les stratégies « De la ferme à la table » et « Biodiversité », il est nécessaire de fournir à ce secteur les outils qui créeront les conditions permettant de faire évoluer l’agriculture et l’aquaculture de l’UE vers les normes de qualité élevées. En outre, l’objectif de l’AB contribuera de manière significative à la réalisation d’autres objectifs prévus par la stratégie en faveur de la biodiversité et la stratégie « de la ferme à l’assiette », tels que l’objectif de réduction des pesticides et l’objectif de réduction de l’excédent de nutriments, tout en contribuant à orienter l’UE vers son ambition de pollution zéro pour un environnement non toxique.
L’UE a un rôle de premier plan à jouer dans la promotion de l’évolution des pratiques agricoles. L’augmentation de la production biologique est essentielle à la transition vers des secteurs agricoles et aquacoles plus durables, qui assurent des revenus équitables aux agriculteurs et contribuent au dynamisme des zones rurales et côtières européennes.
Pour suivre les progrès accomplis, la Commission organisera chaque année des réunions publiques de suivi avec des représentants du Parlement européen, des États membres, des organes consultatifs de l’Union et des parties prenantes. La Commission publiera également des rapports d’avancement semestriels – y compris un tableau de bord – et les présentera lors d’événements dédiés, ainsi qu’un examen à mi-parcours en 2024 du plan d’action, qui sera présenté lors d’une conférence. Pour sensibiliser le public à la production biologique, la Commission organisera également une « Journée de l’agriculture biologique » annuelle à l’échelle de l’UE.
La Commission européenne vient de publier une évaluation de la stratégie de l’Union européenne pour la protection et le bien-être des animaux. Une évaluation et une révision de la législation de l’UE sur le bien-être animal sont aussi en cours.
Concernant la Stratégie:
Suite à une recommandation de la Cour des comptes européenne en 2018, une évaluation de la stratégie de l’UE pour le bien-être animal a été lancée. Début avril 2021, l’évaluation a été publiée.
Le rapport, qui couvre les années 2012-18, évalue notamment l’efficacité, l’efficience et les avantages de la stratégie. Cette évaluation a évalué dans quelle mesure la stratégie a atteint ses objectifs et s’ils sont pertinents et cohérents aujourd’hui.
L’évaluation a révélé que la stratégie a contribué à l’établissement de priorités communes qui ont conduit à des améliorations du bien-être animal dans toute l’UE. Il a également contribué à améliorer la connaissance et le partage des meilleures pratiques, ainsi qu’à faire appliquer la législation de l’UE dans des domaines spécifiques. Cependant, aucun des objectifs de la stratégie n’a été pleinement atteint. Le rapport note que la conformité dans les États membres, qui sont chargés de la mise en œuvre de la législation sur le bien-être des animaux, reste un défi, en particulier dans les domaines à risque tels que le transport des animaux, la coupe de queue de porc et l’étourdissement. L’étude souligne également la nécessité d’améliorer la cohérence non seulement avec la PAC, mais aussi avec les politiques de la pêche, du commerce, de l’environnement et des transports, conformément aux objectifs de la stratégie de la ferme à l’assiette. L’évaluation a également mis en évidence l’utilisation stratégique de l’information des consommateurs, la coopération internationale et la PAC en tant qu’outils pertinents pour améliorer les normes de bien-être animal tant dans l’UE qu’au niveau mondial. Les résultats de l’étude alimenteront désormais l’évaluation en cours de la législation sur le bien-être animal et éclaireront toutes les futures initiatives potentielles dans le contexte de la ferme à l’assiette.
Cette évaluation de la stratégie s’appuie sur une étude réalisée par un contractant externe, qui a appliqué une approche de méthode mixte pour répondre aux questions d’évaluation. Les méthodes utilisées comprenaient une recherche documentaire, une consultation publique en ligne de 13 semaines, des enquêtes ciblées et des entretiens semi-structurés pour assurer une couverture plus large des parties prenantes. En outre, huit études de cas ont été réalisées pour étayer davantage l’analyse.
Les documents relatifs à la stratégie et à son évaluation:
Stratégie, Février 2012:
https://ec.europa.eu/food/sites/food/files/animals/docs/aw_eu_strategy_19012012_en.pdf
Brochure qui résume la stratégie:
https://ec.europa.eu/food/sites/food/files/animals/docs/aw_brochure_strategy_en.pdf
Recommandation de la Cour 2018:
https://www.eca.europa.eu/Lists/ECADocuments/SR18_31/SR_ANIMAL_WELFARE_EN.pdf
Résumé de l’évaluation de la stratégie, 4 avril 2021 (en français):
https://ec.europa.eu/food/sites/food/files/animals/docs/aw_eu_strategy_exec_summ_04042021_fr.pdf
Texte complet de l’évaluation de la stratégie, 4 avril 2021 (en anglais):
https://ec.europa.eu/food/sites/food/files/animals/docs/aw_eu_strategy_swd_04042021_en.pdf
« Étude à l’appui de l’évaluation de la stratégie de l’Union européenne pour la protection et le bien-être des animaux 2012-2015 », Octobre 2020 :
Texte intégral : https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/1e912399-3905-11eb-b27b-01aa75ed71a1/language-en/format-PDF/source-178300128
Concernant la révision de la législation européenne pour le bien-être animal:
L’UE a une législation sur le bien-être animal depuis 1974 qu’elle a pu mettre à jour plusieurs fois pendant ces 50 ans.
Le 20 mai 2020 la Commission a adopté la stratégie de la ferme à l’assiette. Ce plan prévoit des actions ambitieuses en matière de bien-être animal dans le cadre d’une agriculture plus durable.
L’une de ces actions concerne le lancement d’une évaluation, également appelée «bilan de qualité», de la législation de l’UE sur le bien-être des animaux d’élevage. Ce bilan de qualité vise à aider la Commission à évaluer la pertinence de son cadre législatif actuel composé de cinq directives de l’UE et de deux règlements de l’UE, couvrant le bien-être des animaux dans les exploitations, pendant le transport et à la mise à mort.
L’évaluation et la révision à venir de la législation sur le bien-être des animaux examineront les lacunes législatives identifiées en 2012 et viseront à rendre « l’acquis » en matière de bien-être animal plus adapté à ses objectifs. En ce qui concerne l’application, une attention particulière sera accordée aux domaines de risque de conformité identifiés par cette évaluation.
La Commission a décrit les grandes lignes de ce bilan de qualité dans une feuille de route, publiée pour commentaires en mai 2020. Les commentaires reçus ont aidé à définir les détails supplémentaires de cette évaluation. Les résultats du bilan de qualité seront utilisés pour revoir l’acquis en matière de bien-être animal ainsi que d’autres initiatives de la Commission dans ce domaine.
Feuille de route, mai 2020 (résumé, état de l’art règlementaire aussi):
https://ec.europa.eu/food/sites/food/files/animals/docs/aw_fitness-check_roadmap.pdf
Cet article résume bien l’évolution législative de l’UE concernant la protection animale:
https://www.fondation-droit-animal.org/documents/6-SIMONIN-et-al-AnimalWelfare2019.v1.pdf
En 2019, la Commission européenne a demandé à des partenaires potentiels d’élaborer des propositions pour les partenariats européens candidats identifiés lors de la planification stratégique d’Horizon Europe. Le processus a abouti à 49 partenariats européens. Parmi eux se trouve le partenariat «Une économie bleue climatiquement neutre, durable et productive». Découvrez la version finale du programme stratégique de ce partenariat.
Le travail d’élaboration du programme stratégique de recherche et innovation pour l’économie bleue s’est terminé. La version de février 2021 est disponible ci-dessous.
Le programme stratégique de recherche et d’innovation (SRIA) est un cadre d’idées de haut niveau convenues pour les priorités de partenariat thématiques, sur lequel se fondera l’élaboration de plans de travail annuels par les parties formelles du partenariat.
Le développement de ce programme a été coordonné par JPI Oceans avec le soutien des représentants des États membres et des pays associés et de la Commission européenne. Il s’appuie sur l’analyse approfondie, la définition des priorités et la consultation des parties prenantes effectuées lors de l’élaboration des agendas stratégiques des initiatives régionales et paneuropéennes.
L’analyse des programmes stratégiques à l’échelle régionale a révélé d’importantes lacunes mais aussi des informations pertinentes dans les connaissances partagées entre les bassins maritimes.
Ce programme a inspiré l’architecture d’un agenda paneuropéen pour le Partenariat pour une économie bleue durable, avec quatre piliers thématiques de haut niveau sous lesquels les objectifs prioritaires de R&I ont été regroupés :
- 1) Une économie bleue en harmonie avec la nature,
- 2) Des solutions de l’économie bleue vers la neutralité climatique ,
- 3) Une économie bleue florissante pour les populations,
- 4) Une gouvernance des océans intégrée et responsable.
L’objectif du partenariat est de réduire la fragmentation en reliant les activités et les efforts existants pour combiner et aligner les investissements paneuropéens, régionaux et nationaux et les priorités sociopolitiques identifiées pour la R&I marine et maritime. Cela offrira une proposition de valeur qui signifie un retour élevé sur l’investissement public en R&I grâce à la collaboration et la perspective d’un développement économique durable.
Dans son rapport 2020 sur la bioéconomie bleue, l’EUMOFA aborde trois sujets : la valorisation des coproduits aquatiques au Danemark, la culture cellulaire et l’aquaculture multi-trophique intégrée. AQUIMER a rédigé une synthèse, en français, de ce troisième sujet. Elle vise à fournir une meilleure compréhension de l’aquaculture multi-trophique intégrée dans le secteur aquacole de l’Union Européenne en présentant les systèmes actuels, les freins à lever et les perspectives de développement.
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96 % des antimicrobiens les plus utilisés en aquaculture sont classés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme très importants ou d’importance critique pour la médecine humaine. Leur usage pouvant entraîner l’apparition de résistances et leur remplacement par d’autres molécules étant très limité, un article de décembre 2020 publié dans Nature projette l’évolution de leurs emplois à horizon 2030.
Pour ce faire, les auteurs partent des taux d’utilisation mis en évidence dans la littérature et des perspectives de croissance de la production aquacole élaborées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
L’aquaculture ne représentait en 2017 que 6 % des consommations d’antimicrobiens, contre 21 % en médecine humaine et 74 % pour l’élevage d’animaux terrestres. Ces proportions devraient rester stables en 2030, malgré une potentielle augmentation de 33 % des volumes d’antimicrobiens utilisés en aquaculture. En équivalent biomasse (mg/kg), l’aquaculture utiliserait toutefois à cette échéance 80 % d’antimicrobiens de plus que la médecine humaine et 18 % de plus que pour l’élevage.
Consommant en 2017 près de 94 % du volume mondial d’antimicrobiens en aquaculture (58 % pour la Chine et 11 % pour l’Inde), l’Asie et le Pacifique devraient conserver cette part en 2030, alors que celle de l’Afrique augmenterait (de 2,3 à 2,6 % du volume total) et celle de l’Europe diminuerait légèrement (de 1,8 à 1,7 %). Les plus fortes croissances s’observeraient au Brésil (94 % d’augmentation), en Arabie Saoudite (77 %), en Australie (61 %), en Russie (59 %) et en Indonésie (55 %), ces pays étant susceptibles de représenter alors 11,5 % des volumes employés en 2030. Par ailleurs, la vaccination préventive et la sélection des espèces ont montré leur efficacité pour réduire l’utilisation d’antimicrobiens dans les élevages. Dans les pays en voie de développement, acteurs majeurs de ce secteur, l’accessibilité financière des solutions est un objectif fort. Selon les auteurs, la création de structures chargées du suivi des usages permettrait de mieux identifier les risques dans un pays donné et de mettre en oeuvre des mesures d’interventions ciblées.
Source :
https://www.nature.com/articles/s41598-020-78849-3
Contributeur :
Centre d’études et de prospective
Cette étude vise à fournir une meilleure compréhension des systèmes aquacoles à recirculation (RAS) dans le secteur aquacole de l’Union Européenne (UE), en particulier leur taille et leur potentiel de croissance.
L’analyse s’intéresse particulièrement au saumon atlantique, à la truite arc-en-ciel et à la grande sériole, au travers 3 études de cas qui mettent en évidence les différentes caractéristiques des RAS, telles que les différents environnements aquatiques, technologies et espèces. AQUIMER en a rédigé une synthèse, en français.
Dans le cadre de la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin, l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et IFREMER, sous le pilotage du Ministère de la Transition Ecologique, ont mis en ligne un site Internet afin de faciliter le partage et la diffusion des données sur le milieu marin.
Le système d’information sur le milieu marin (SIMM) s’appuie sur les banques de données et les systèmes d’information déjà organisés sur ce domaine, et en crée de nouveaux. Il fédère les acteurs des données publiques sur le milieu marin (services de l’Etat, établissements publics,…).
Dans quel état de conservation sont les habitats marins dans les eaux de l’hexagone ? Quelles sont les pressions exercées par les activités humaines sur les écosystèmes ? Pollution, déchets marins ? Que représentent les activités maritimes en terme socio-économique et comment se caractérisent-elles en France hexagonale ? Comment sont structurés les programmes de surveillance du milieu marin ? Quels sont les objectifs environnementaux à atteindre et par quels plans de mesures et d’actions pour chacune des quatre façades maritimes ?
Autant de questions auxquelles ce nouveau site vise à répondre.
Pour y accéder : https://dcsmm.milieumarinfrance.fr/
Pour traiter la maladie amibienne des branchies (AGD) qui touche fréquemment les salmonidés, un traitement par l’eau douce est recommandé. En Irlande, un projet a travaillé à la recherche de nouveaux moyens pour amener de l’eau douce sur les sites marins d’élevage de saumons. Dans ce cadre, un prototype de sac de transport de l’eau douce et une unité de désalinisation ont été testés. Les essais ont été concluants et ont montré une réelle efficacité de ces dispositifs. L’unité de désalinisation s’est aussi révélée utile pour le traitement des poux de mer, ces derniers succombant ou n’étant plus viables après un traitement dans l’eau dessalée.
L’infection amibienne des branchies (AGD, Amoebic Gill Disease) est une maladie connue et récurrente dans les fermes de saumons.
Si les poissons malades ne sont pas soignés, l’AGD peut alors être responsable de pertes importantes dans les élevages.
Face à cette maladie, le traitement requis consiste à donner un bain d’eau douce aux poissons. Cependant, la mise en œuvre de cette opération n’est pas simple. D’une part, les poissons doivent être tous traités dans un délai assez court pour que le traitement soit efficace. D’autre part, le transport d’eau douce sur les sites marins est complexe.
Pour amener l’eau douce sur le site d’élevage, des bateaux-viviers peuvent être utilisés, mais cette solution est très coûteuse. Un autre moyen consiste à remorquer des bâches contenant l’eau douce jusqu’au site d’élevage. Mais cette technique ne peut être déployée qu’avec des conditions météorologiques particulières (par temps calme pour éviter d’introduire de l’eau de mer dans les bâches), et le remorquage sur site de ces bâches ne peut s’effectuer qu’à petite vitesse, retardant d’autant plus le début du traitement.
En Irlande, un projet a eu pour objectif d’identifier de nouvelles méthodes de traitement de l’AGD et de nouveaux moyens de transport de l’eau douce sur les sites marins. Ce projet a rassemblé des producteurs de saumons, des fabricants de matériels, et l’agence de développement BIM (Bord Iascaigh Mhara), qui ont échangé sur le sujet, et ont finalement décidé de réaliser et de tester un prototype de sac de transport de l’eau douce ainsi qu’une unité de désalinisation.
Conçu par la société Cunnigham Covers (fabricant irlandais de bâches), ce prototype de sac possède une contenance de 500 mètres cubes, avec des systèmes pour le remplissage et la vidange. Il est muni de chambres à air pour assurer sa flottaison, et dispose de plusieurs points d’ancrage qui permettent de remorquer plusieurs sacs à la fois, attachés les uns aux autres. Les expériences ont aussi mis en évidence son imperméabilité au sel de mer pendant une période de 6 semaines. De même, il a été constaté que ce sac pouvait être remorqué à une vitesse plus élevée que celle pour les bâches (près de 11 km/h au lieu de 3,7 km/h). Au final, ces tests sur site ont donné des résultats positifs.
L’unité de désalinisation a testée pendant 6 mois, et plusieurs essais ont eu lieu en variant la salinité de l’eau douce (tests avec des taux de salinité compris entre 6,2 et 7 ppt). Au sortir des bains d’eau douce, d’une durée de 3 heures et avec une salinité pourtant supérieure à celle requise (moins de 3 ppt), aucune amibe n’a été observée sur les branchies des poissons, seuls des éléments de forme arrondie, qui pourraient être des pseudo-kystes formés par les amibes, ont été relevés dans les prélèvements (ce point devrait d’ailleurs faire l’objet d’investigations complémentaires). Par ailleurs, d’autres résultats ont montré que, pour un bain d’eau douce ayant une salinité à 6,2 ppt, 87% des tests PCR pratiqués une semaine après le traitement étaient négatifs au Neoparamoeba perurans, le parasite responsable de la maladie. Au vu de ces éléments, le recours à une unité de désalinisation a été une réussite, d’autant plus que l’eau douce fabriquée artificiellement ne contient pas de matières en suspension, comparée à l’eau douce naturelle.
D’ailleurs, ce dispositif s’est montré aussi très efficace pour le traitement des poux de mer (Lepeophtheirus spp.). Selon l’agence BIM, après 90 minutes dans l’eau dessalée, le taux de mortalité des poux de mer, évoluant dans le milieu, atteint plus de 95%. Lorsque des poissons parasités par des poux de mer ont été traités pendant 5 heures dans l’eau dessalée, le taux d’élimination des poux a atteint 85% en moyenne pour tous les stades de la vie. De même, les poux de mer, qui s’étaient détachés de leur hôte après un passage dans l’eau douce, n’ont pas repris vie quand ils étaient à nouveau dans l’eau de mer. Ces résultats ont montré que l’eau désalinisée était aussi efficace contre les poux de mer.
Ce projet, qui a donné des résultats concluants aussi bien pour l’AGD que pour les poux de mer, a été notamment financé par le gouvernement irlandais et l’Union Européenne.
Source :
https://thefishsite.com/articles/a-new-tool-in-the-battle-against-sea-lice-and-agd
Contributeur :
CCI Région Hauts-de-France


