Les acteurs de l’aquaponie se sont réunis jeudi 21 novembre 2019 à Bruxelles pour participer à l’atelier « Le pari de l’aquaponie : associer aquaculture et production végétale » organisé dans le cadre des Rencontres de la Recherche et l’Innovation de la Région Hauts-de-France. Ce rendez-vous passionné a présenté l’aquaponie comme une technique de production TRES prometteuse !

Programme de l’atelier :

[Présentations]

Introduction / AQUIMER (1)

Notions d’aquaponie / AurélienTOCQUEVILLE, ITAVI (2)

Présentation du projet SMART AQUAPONICS / Pierre RAULIER, Université de Liège (3)

Perception des consommateurs / Doriane STAGNOL, AQUIMER (4)

Les financements de projets d’aquaponie / Doriane STAGNOL, AQUIMER (5)

[Table ronde]

Aquaponie: retours d’expériences de projets d’installations / Jérémie COGNARD, Agriloops (6) – Gabriel FAYSSE, La Ferme Intégrale – Guillaume DEKONINCK, L’Echo Village (7) – Pierre RAULIER, Université de Liège.

[Visite de la ferme aquaponique BIGH]

RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) 2019/849 DE LA COMMISSION du 24 mai 2019 modifiant le règlement d’exécution (UE) 2017/1492 en ce qui concerne la teneur maximale en cholécalciférol (vitamine D3) dans l’alimentation des salmonidés

.

En Norvège, des travaux de recherches sont menés sur l’huile d’algue et la protection qu’elle pourrait apporter contre les poux de mer. Pour vérifier cette hypothèse, des saumons vont être nourris avec des aliments comportant différentes types d’huile (huile de poisson, huile d’algue, huile végétale). L’analyse des poissons résistants permettra de déterminer l’effet précis de l’huile d’algue sur les individus.

En Norvège, des chercheurs étudient si des régimes alimentaires à base de micro-algues peuvent aider à combattre les poux de mer dans les élevages de poissons. L’idée serait que la consommation de micro-algues pourrait rendre les poissons plus résistants aux poux de mer.

 

Les recherches sont menées par l’institut technique Nofima et l’université norvégienne de Tromsø (UiT – The Artic Univerty of Norway), à la demande du Norwegian Seafood Research Fund (FHF).

 

Selon Sten Siikavuopio, chercheur à Nofima, et Ragnhild Dragøy Whitaker, directeur de recherche, et sur la base de données de croissance et d’observations relevées en nutrition, il semblerait que les oxylipines issues d’oméga-3 auraient un effet protecteur contre le pou de mer et contre des organismes similaires. Et les algues constituent une source très importante en oméga-3.

 

Pour ce projet, une production de micro-algues à l’échelle pré-industrielle, dans un réacteur de 300 000 litres, est réalisée sur le site d’une aciérie, implantée dans la commune de Lenvik. La culture des algues bénéficie ainsi de la chaleur résiduelle et du CO2, dégagés par la fonderie du site.

 

En pratique, les poissons sont nourris avec des aliments comportant soit de l’huile de poisson, soit de l’huile végétale, soit de l’huile d’algue. L’analyse des poissons doit ensuite permettre aux chercheurs de déterminer les effets des micro-algues sur les organismes.

 

Comme le précise Birthe Vang, chercheur du centre Nofima, les huiles de poisson et d’algue sont riches en acides gras (oméga-3 marin), tandis que l’huile végétale contient d’autres acides gras, qui produisent de ce fait des oxylipines différentes. Selon la scientifique, ces oxylipines ʺvégétalesʺ n’auraient pas le même effet protecteur que celles issues des omégas-3 marins. Un des objectifs du projet sera donc de déterminer si la résistance des poissons aux poux de mer est induite par la seule consommation d’oméga-3, ou si c’est spécifiquement l’huile d’algue qui apporte une telle protection contre les parasites.

 

Si, à ce stade du projet, il est encore trop tôt pour établir le régime alimentaire le plus performant, les premières observations montrent que les saumons apprécient déjà et particulièrement les aliments à base d’huile d’algues.

 

Pour le professeur Hans Christian Eilersten, de l’université UiT, l’huile d’algue pourrait potentiellement être utilisée comme aliment dans la nourriture des poissons. Selon lui, compte tenu de la quantité importante d’oméga-3 présente dans les algues et de la surface terrestre utilisée pour produire du soja, l’industrie pourrait envisager de remplacer le soja par des algues.

 

https://thefishsite.com/articles/can-algae-act-as-a-shield-against-sea-lice

https://nofima.no/en/nyhet/2018/12/can-algae-based-feed-reduce-sea-lice/

Dans le cadre de la réunion de lancement de la plateforme miroir française EATIP France, une vingtaine d’acteurs de la filière (professionnels de l’aquaculture, laboratoires de recherche et centres de compétences) se sont réunis à Paris, le 21 juin 2019.

Au programme de cet événement :

 1 – Présentation générale de l’EATIP et des plateformes miroirs

Alexandra Neyts, Secrétaire Générale – EATIP

 2 – Présentation d’AQUIMER, pilote de la plateforme miroir EATIP France : rôle et actions

Doriane Stagnol et Margherita Vece, Chargées de Mission AQUIMER

3 – Opportunités de financements européens : Horizon 2020 et Horizon Europe

Margherita Vece, Chargée de  Mission Europe – AQUIMER

4- Réflexions en groupes sur les challenges et les priorités du secteur aquacole français

L’Observatoire Européen du Marché des Produits de la Pêche et de l’Aquaculture (EUMOFA), outil d’intelligence économique appliqué au secteur de la pêche et de l’aquaculture de l’Union euro- péenne, a publié 16 nouveaux profils d’espèces fournissant des informations et des données très importantes pour le marché. Les profils correspondent aux espèces les plus importantes sur le mar- ché européen comme le merlu, les moules et les langoustines.

Ces 16 profils présentent une description de l’espèce concernée et des informations qualitatives sur la production aquacole, la pêche, le commerce, la consommation et les prix tout au long de la chaine d’approvisionnement.

 

En plus de cette dernière publication, EUMOFA a aussi récemment publié une analyse d’espèces 2018 fournissant des analyses et des données détaillées sur 25 espèces présentes en Europe et dans le monde entier.

 

Pour consulter les 16 profils d’espèces importantes en Europe : https://www.eumofa.eu/the-eu-market

 

Pour consulter l’analyse des 25 espèces : https://www.eumofa.eu/documents/20178/136822/Analyses+par+especes.pdf

Un site didactique vient d’être mis en ligne en ce mois de février 2019 par le distributeur nordiste. Il présente de manière simple cette filière voulue par Auchan à partir d’une alimentation où les protéines d’Hermetia Illucens remplace 50 % de la farine de poisson.

Cette commercialisation est le fruit d’un partenariat noué par trois adhérents du Pôle Aquimer : Auchan, Truite Service et Innovafeed.

Découvrir nourri à l’insecte

Ils soutiennent Aquimer