La Commission européenne a lancé une consultation publique qui vise à augmenter la production durable, garantir une consommation sûre et stimuler l’utilisation innovante des algues et des produits à base d’algues en Europe. Participez !

La Commission européenne a lancé une consultation publique afin de :
L’Initiative vise à augmenter la production durable, garantir une consommation sûre et stimuler l’utilisation innovante des algues et des produits à base d’algues en Europe.
Pour participer à cette consultation publique, remplissez le questionnaire en ligne avant le 11 août 2021.

En Ecosse, pour soutenir le développement de l’industrie mytilicole, des chercheurs ont mis au point une nouvelle méthode d’élevage des larves en écloserie. En cultivant et en sélectionnant les algues utilisées pour nourrir les larves, les scientifiques ont réussi à élaborer un aliment avec des algues « sur-mesure », possédant un profil nutritionnel spécifique pour permettre une croissance optimale du naissain. Cette nouvelle méthode permettrait d’augmenter la productivité des écloseries de bivalves.

L’industrie écossaise mytilicole produit annuellement près de 8 000 tonnes de moules, à partir de larves naturelles, ce qui implique précédemment une ponte suffisante et réussie. La collecte de ce naissain naturel conditionne ainsi les quantités produites, mais cette méthode de production freine toutefois la croissance de la mytiliculture en Ecosse, qui pourrait connaître un développement plus important. 

 

Forts de ce constat, des scientifiques de la Scottish Association for Marine Science (SAMS) proposent d’élever des larves en écloserie, avec une nouvelle méthode basée sur une alimentation spécifique.

 

La production en écloserie utilise des algues comme nourriture, et les chercheurs ont découvert que des algues sélectionnées et cultivées en laboratoire permettaient d’obtenir une croissance optimale du naissain. En effet, en cultivant les algues dans un milieu riche en carbone organique et en les exposant à des quantités de lumière différentes, les scientifiques ont pu contrôler la croissance, la taille et le profil nutritionnel des algues. Comme le souligne le Dr Joe Penhaul Smith, qui a développé cette méthode, il ne s’agit pas d’algues modifiées génétiquement, mais d’algues développées « sur-mesure », de façon à obtenir un aliment avec la meilleure composition.

 

Les scientifiques du SAMS ont ainsi cultivé plusieurs espèces d’algues, qui peuvent être utilisées dans diverses applications, et plus particulièrement dans les aliments pour l’aquaculture. Ainsi, un aliment a été élaboré avec trois espèces d’algues (Tetraselmis et les diatomées Phaeodactylum et Cyclotella) qui ont toutes été précédemment utilisées dans les aliments pour l’aquaculture.

 

Cette nouvelle méthode permettrait d’augmenter la productivité des écloseries, et serait 6 à 10 fois plus efficace que les méthodes de productions utilisées habituellement dans les écloseries de bivalves. Toutefois, comme le souligne le Dr Penhaul Smith, la mise en place de cette technologie a un coût plus élevé au démarrage, mais qui serait amplement amorti sur le long terme.

 

Sources :

https://thefishsite.com/articles/designer-algae-could-make-bivalve-hatcheries-10-times-more-efficient 

https://www.sams.ac.uk/news/sams-news-algae-larvae-aquaculture.html

 

Contributeur :  CCI Région Hauts-de-France

Des chercheurs italiens et israëliens ont mis au point, grâce aux outils du génie génétique, des vaccins comestibles à base d’algues contre la maladie causée par le nouveau coronavirus.

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Ce dossier publié par le CEVA (Centre d’Etude et de Valorisation des Algues)dresse un état des lieux sur l’évolution de la réglementation européenne sur les algues.

«Macroalgues et microalgues alimentaires-Statut règlementaire en France et en EuropeSynthèse CEVA 2019 »

« La consommation des algues, en France comme en Europe, continue d’augmenter. Cet engouement conduit à une extension progressive du nombre d’espèces mises sur le marché comme aliments ou compléments alimentaires.

 

Il n’existe pas au niveau européen de réglementation spécifique relative aux algues alimentaires. L’alimentarité d’une algue en Europe est liée à la législation dite « Novel Food ». Cette dernière s’applique aux aliments et ingrédients qui n’ont pas été consommés de façon significative en Europe avant le 15 mai 1997.

 

Toutefois, la France avait déjà adopté une approche similaire dès le début des années 1990s, conduisant à la constitution d’une liste d’algues « alimentaires ». Cette liste s’est ensuite étoffée, au travers d’évaluations en France comme en Europe. Le Catalogue Novel Food européen liste ainsi plusieurs autres espèces qui peuvent être consommées.

 

Dans le domaine des compléments alimentaires, on observe aussi une augmentation des espèces mises sur le marché. En France, près d’une trentaine de macroalgues et microalgues ont été listées réglementairement dans l’ « Arrêté Plantes » de 2014. Mais au travers des mises sur le marché dans d’autres pays européens et du principe de la reconnaissance mutuelle, d’autres algues peuvent aujourd’hui être commercialisées en France. La DGCCRF a publié début 2019 un inventaire de ces espèces traditionnelles ou autorisées en Europe.

 

Enfin, on observe un nombre croissant d’extraits de microalgues et d’algues mis sur le marché en Europe, comme ingrédients ou compléments alimentaires.

 

Au vu de ces évolutions, il nous semblait important de mettre à jour la synthèse règlementaire CEVA, afin de compiler tous ces éléments dans un document accessible à tous. »

 

Source : CEVA – Centre d’Etudes et de Valorisation des Algues https://www.ceva-algues.com/

En Norvège, des travaux de recherches sont menés sur l’huile d’algue et la protection qu’elle pourrait apporter contre les poux de mer. Pour vérifier cette hypothèse, des saumons vont être nourris avec des aliments comportant différentes types d’huile (huile de poisson, huile d’algue, huile végétale). L’analyse des poissons résistants permettra de déterminer l’effet précis de l’huile d’algue sur les individus.

En Norvège, des chercheurs étudient si des régimes alimentaires à base de micro-algues peuvent aider à combattre les poux de mer dans les élevages de poissons. L’idée serait que la consommation de micro-algues pourrait rendre les poissons plus résistants aux poux de mer.

 

Les recherches sont menées par l’institut technique Nofima et l’université norvégienne de Tromsø (UiT – The Artic Univerty of Norway), à la demande du Norwegian Seafood Research Fund (FHF).

 

Selon Sten Siikavuopio, chercheur à Nofima, et Ragnhild Dragøy Whitaker, directeur de recherche, et sur la base de données de croissance et d’observations relevées en nutrition, il semblerait que les oxylipines issues d’oméga-3 auraient un effet protecteur contre le pou de mer et contre des organismes similaires. Et les algues constituent une source très importante en oméga-3.

 

Pour ce projet, une production de micro-algues à l’échelle pré-industrielle, dans un réacteur de 300 000 litres, est réalisée sur le site d’une aciérie, implantée dans la commune de Lenvik. La culture des algues bénéficie ainsi de la chaleur résiduelle et du CO2, dégagés par la fonderie du site.

 

En pratique, les poissons sont nourris avec des aliments comportant soit de l’huile de poisson, soit de l’huile végétale, soit de l’huile d’algue. L’analyse des poissons doit ensuite permettre aux chercheurs de déterminer les effets des micro-algues sur les organismes.

 

Comme le précise Birthe Vang, chercheur du centre Nofima, les huiles de poisson et d’algue sont riches en acides gras (oméga-3 marin), tandis que l’huile végétale contient d’autres acides gras, qui produisent de ce fait des oxylipines différentes. Selon la scientifique, ces oxylipines ʺvégétalesʺ n’auraient pas le même effet protecteur que celles issues des omégas-3 marins. Un des objectifs du projet sera donc de déterminer si la résistance des poissons aux poux de mer est induite par la seule consommation d’oméga-3, ou si c’est spécifiquement l’huile d’algue qui apporte une telle protection contre les parasites.

 

Si, à ce stade du projet, il est encore trop tôt pour établir le régime alimentaire le plus performant, les premières observations montrent que les saumons apprécient déjà et particulièrement les aliments à base d’huile d’algues.

 

Pour le professeur Hans Christian Eilersten, de l’université UiT, l’huile d’algue pourrait potentiellement être utilisée comme aliment dans la nourriture des poissons. Selon lui, compte tenu de la quantité importante d’oméga-3 présente dans les algues et de la surface terrestre utilisée pour produire du soja, l’industrie pourrait envisager de remplacer le soja par des algues.

 

https://thefishsite.com/articles/can-algae-act-as-a-shield-against-sea-lice

https://nofima.no/en/nyhet/2018/12/can-algae-based-feed-reduce-sea-lice/

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